De quoi est constituée une montre poignet ?

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En horlogerie, une montre poignet est un concentré de technologie et d’éléments usinés avec une grande précision. La qualité d’une montre poignet est tributaire de la qualité du plus insignifiant de éléments constitutifs.

Prenons l’exemple de l’échappement

En horlogerie, la question de l’échappement ne peut être évitée. C’est un élément indispensable qui permet de transformer une petite machine animée par des ressorts en un instrument de mesure du temps. Il est à la fois gardien et agitateur.

L’échappement se compose de l’ancre et de la roue d’échappement. Le nom donné à l’ancre vient de sa forme qui rappelle tout à fait l’ancre d’un bateau.

A quoi sert l’échappement ?

La fonction de l’échappement consiste en premier lieu à stopper, à empêcher la rotation des roues du mouvement. De plus, il doit simultanément transformer le mouvement de rotation de la roue d’échappement pour entretenir les oscillations de l’organe régulateur (balancier ou pendule). L’organe régulateur empêche à son tour l’échappement de se bloquer totalement, car le pendule ou le balancier obligent l’échappement à relancer progressivement la rotation du rouage, à le laisser « s’échapper » par petites impulsions.

Les termes ont leur importance

Alors qu’en français et en anglais, les termes sont similaires l’anglais utilise le mot « escapement », en allemand, l’échappement se nomme « Hemmung », c’est-à-dire le freinage, le ralentissement, le blocage. Dans le mouvement d’horlogerie allemand, on retient, on freine, on bloque. Dans les instruments de mesure du temps français et anglo-saxons, on libère. Mais pour rétablir la vérité, les mouvements de l’horlogerie en France et en Angleterre doivent eux aussi être d’abord freinés avant que le rouage puisse être libéré.

Les pièces en mouvement

Malgré tout, en dépit de l’action de l’échappement, il continue de se dérouler à une vitesse impressionnante. Dans les mouvements mécaniques modernes, la roue d’échappement avance à une fréquence de 28 800 alternances par heure. L’ancre est balancée à la même vitesse de gauche à droite par l’ingrat balancier à qui elle fournit pourtant sans cesse une énergie d’oscillation renouvelée. Comparé à un moteur de voiture, il s’agit là bien entendu d’un rythme d’escargot. En revanche, si l’on considère que le barillet se déplace à peine en une heure, ce rapport de transmission est déjà considérable.

Les échappements à ancre

Avec les échappements à ancre utilisés habituellement aujourd’hui, le rouage est freiné par les deux bras de l’ancre (palettes) qui saillent alternativement entre les dents de la roue d’échappement et en stoppe ainsi la rotation. L’ancre est un organe en acier trempé (en laiton et acier sur les horloges) comportant deux bras. Le centre de pivotement de l’ancre se situe à l’intersection des barres longitudinale et transversale.